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Frais de scolarité, logement, manuels : quel est le vrai coût des études postsecondaires?

Blogue de Kaleido

Écrit par : Kaleido

3 février 2026

Avec la hausse des frais de scolarité et du coût de la vie, vous avez tout à gagner à bien planifier les études postsecondaires de votre enfant. Heureusement, il existe différentes stratégies pour éviter que ça ne devienne un casse-tête financier pour votre famille.

Un baccalauréat peut coûter plus de 100 000 $

Commençons par le vif du sujet. Le gouvernement du Québec estimait, en 2024, qu’un ou une élève sur deux1 pourrait obtenir son diplôme d’études collégiales (DEC) et accéder au baccalauréat (BAC) pendant son cheminement scolaire. En 2025, le coût de ce parcours type – qui comprend deux années collégiales et trois années universitaires – est évalué à 105 000 $2 si votre enfant doit quitter la maison pendant ses études. Dans dix ans, ce même parcours pourrait coûter près de 132 000 $2.

Coût estimé des études si le jeune quitte la maison2

  DEC (2 ans) BAC (3 ans) Parcours complet
2025 37 564 $ 67 704 $ 105 268 $
2030 41 750 $ 76 017 $ 117 767 $
2035 46 408 $ 85 407 $ 131 815 $
2040 51 592 $ 96 024 $ 147 616 $

Quels éléments influencent le coût des études?

Le prix pour obtenir un diplôme est influencé par différents facteurs, dont certains jouent un rôle plus important, comme la provenance du jeune et son choix de carrière. Ce dernier déterminera le choix du programme, le niveau de scolarité, la durée des études et le lieu de la formation. À ces éléments s’ajoute le mode de vie, qui aura aussi une incidence sur le budget total.

L’avantage d’étudier à proximité de la maison

Le simple fait de pouvoir étudier tout en restant chez ses parents a un énorme impact sur le coût total. Un jeune qui vit sous le toit parental peut en effet décrocher un baccalauréat pour un peu moins de 37 000 $3, selon les frais scolaires et le coût de la vie actuels. La différence entre rester à la maison et quitter le nid familial pour les études est évaluée à environ 68 000 $ sur cinq ans. Un écart qui donne à réfléchir!

Coût estimé des études si le jeune reste à la maison3

  DEC (2 ans) BAC (3 ans) Parcours complet
2025 10 220 $ 26 668 $ 36 908 $
2030 11 412 $ 30 510 $ 41 992 $
2035 12 748 $ 34 917 $ 47 665 $
2040 14 246 $ 40 005 $ 54 251 $

Par ailleurs, les enfants qui vivent en milieu urbain seraient avantagés4 en raison de l’accessibilité à un plus grand nombre d’établissements et de programmes. Comme cette proximité est souvent combinée à un revenu familial et à un degré d’éducation des parents plus élevés, cela faciliterait d’autant plus le chemin vers l’université.

Un coût variable selon le parcours choisi

Évidemment, une formation de quelques mois dans un centre de formation professionnelle (CFP) et un parcours de plusieurs années à l’université ne représentent pas le même investissement. Lorsqu’un métier requiert un BAC, on parle d’au moins cinq ans d’études postsecondaires, et parfois plus quand une maîtrise ou un doctorat s’ajoute au parcours scolaire.

Plusieurs programmes techniques sont offerts au cégep. Ils permettent généralement d’intégrer directement le marché du travail après trois ans d’études, contrairement aux programmes préuniversitaires.

Coût estimé des études si un jeune complète un DEC technique (3 ans)5

  À la maison À l'extérieur
2025 17 615 $ 58 630 $
2030 19 825 $ 65 331 $
2035 22 328 $ 72 818 $
2040 25 167 $ 81 186 $

Les formations professionnelles, dont la durée varie entre 6 et 18 mois, permettent elles aussi d’accéder rapidement au marché du travail. Elles mènent à l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles (DEP).

Coût estimé des études si un jeune complète un DEP (1 an)6

  À la maison À l'extérieur
2025 4 853 $ 18 524 $
2030 5 441 $ 20 610 $
2035 6 105 $ 22 935 $
2040 6 854 $ 25 527 $
  • Aujourd’hui, la majorité de ces programmes sont acceptés dans le cadre des paiements d’aide aux études (PAE) offerts avec le régime enregistré d’épargne-études (REEE). Consultez la liste des établissements admissibles pour en savoir plus.

Pourquoi planifier les études dès maintenant?

La peur de s’endetter peut malheureusement freiner l’accès à certains programmes ou influencer le choix de carrière de votre jeune. En effet, le rêve d’un diplôme peut devenir une source d’anxiété pour certaines familles plutôt qu’un tremplin vers l’avenir.

Épargner le plus tôt possible demeure le meilleur moyen de ne pas y laisser votre chemise – ni l’ambition de votre enfant – en cours de route. En plus, l’épargne-études fonctionne de façon simple et vient avec plusieurs avantages fiscaux : de généreuses subventions gouvernementales (de 20 à 60 % des dollars investis)7 et une croissance des rendements à l’abri de l’impôt. En y ajoutant l’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) et le Bon d’études canadien (BEC), les familles du Québec peuvent obtenir jusqu’à 12 800 $8 par bénéficiaire grâce au REEE.

Combien l’épargne-études pourrait-elle vous rapporter?

Utilisez notre calculateur de REEE dès maintenant9. Cela ne prendra que quelques secondes.

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Comment savoir combien je dois épargner?

Difficile – aussi bien dire impossible – de prédire les choix que fera votre bébé dans 10, 15 ou 20 ans. Néanmoins, quelques signes peuvent vous donner des indices sur son intérêt ou son potentiel à poursuivre des études postsecondaires à mesure qu’il grandit. Certains facteurs sont également importants à considérer dans votre planification budgétaire :

  • Le simple fait que votre enfant grandisse dans un environnement où l’éducation est valorisée, par exemple si vous avez vous-même fait des études, augmente les chances qu’il vous prenne comme modèle et choisisse le même chemin.
  • Si vous habitez en région éloignée, il est possible que votre enfant ait à quitter la maison pendant ses études.
  • Si un élève sur deux (48,6 %)1 va probablement accéder au baccalauréat, les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur évaluent que ce sont deux élèves sur trois (65,3 %)1 qui risquent d’accéder au cégep au Québec, que ce soit dans le cadre d’un programme préuniversitaire ou technique.

Même si vous ne savez pas encore ce que l’avenir vous réserve, ouvrir un REEE plus tôt que tard vous aidera à toucher un maximum de subventions sans effort supplémentaire, ainsi qu’à générer des rendements sur le long terme. Par la suite, vous pourrez toujours ajuster votre stratégie d’épargne lorsque votre fils ou votre fille développera un intérêt envers un domaine en particulier.

Que faut-il calculer dans un budget étudiant? 

Tout d’abord, considérons que le coût des études est divisé en deux grandes catégories : les frais de scolarité et les frais de subsistance.  

Étudier dans un cégep public est considéré comme gratuit au Québec. Il faut néanmoins prévoir quelques centaines de dollars par session en frais d’études (inscription, admission, vie étudiante, association, etc.). Chaque établissement détermine ce montant.  

À l’université, le coût est d’environ 2 000 $ par session (15 crédits) en 2025, incluant les droits de scolarité (100 $/crédit) et les frais divers (de gestion, afférents, technologiques, associations étudiantes, etc.), qui peuvent aussi varier d’un établissement à l’autre. Vous trouverez ces informations sur leurs sites Web respectifs.

Dans les deux cas, on calculera ensuite l’achat du matériel scolaire (manuels, ordinateur, etc.), les frais de vie (logement, transport, épicerie, etc.) et toutes autres dépenses liées aux activités personnelles (sport, loisirs, etc.). Ce sont les frais de subsistance.

Les bénéfices concrets de l’épargne-études

Dans tous les cas, l’épargne-études permet de réduire le stress financier dès aujourd’hui, et de vous assurer que l’argent ne sera pas un frein aux ambitions de votre enfant plus tard.

  • Les probabilités qu’un ou une jeune s’inscrive à un programme d’études postsecondaires sont deux fois plus élevées avec un REEE10. Même que cela augmente de 10 %10 les chances qu’il ou elle obtienne un diplôme, le cas échéant.

Il faut garder en tête que les trajectoires évoluent. Un ado peu motivé à 16 ans peut très bien s’épanouir à 25 ans dans un programme universitaire ou collégial. Puisque la durée de vie d’un REEE est de 35 ans, votre jeune aura bien le temps d’explorer ses options avant de s’inscrire au programme de son choix. Même s’il ou elle ne poursuit pas d’études postsecondaires, d’autres avenues s’offriront à vous.

Autres sources de financement disponibles

Au Québec, il y a différentes façons d’obtenir une aide financière et de faire face au coût des études postsecondaires :

  • Les prêts étudiants, souvent offerts par les gouvernements ou les institutions financières, permettent de couvrir les frais immédiats. Le remboursement commence généralement six mois après la fin des études, à un taux d’intérêt avantageux. Cela peut tout de même engendrer une dette à long terme.
  • Les bourses (et les subventions), quant à elles, représentent une aide précieuse qui ne doit pas être remboursée.
  • Les stages rémunérés – autrement dit, le fait d’être payé pour étudier! – font partie des avantages de certains programmes.
  • L’emploi étudiant à temps partiel constitue une autre source de revenu potentielle pour le jeune.
  • Le soutien familial peut contribuer à couvrir une partie des frais.

Il est bon de savoir que les paiements d’aide aux études provenant d’un REEE ne sont pas pris en compte dans le calcul des bourses et des prêts étudiants du gouvernement, même si ces revenus sont constitués en grande partie grâce à des subventions gouvernementales.

Réduire les dépenses liées aux études

Rappelons-le, le mode de vie aura un rôle important dans le coût global des études. Étudier sans se ruiner, c’est possible, à condition de bien planifier et de respecter son budget. Voici quelques pistes concrètes pour alléger la facture :

  • Apprendre à son ado à gérer un budget et à cuisiner dès le secondaire (question d’éviter les restos ou les nouilles instantanées à répétition!).
  • Privilégier un établissement scolaire près de chez soi quand c’est possible.
  • Considérer l’enseignement à distance, de plus en plus accessible.
  • Vivre en colocation ou en résidence, au besoin.
  • Opter pour le transport en commun ou le covoiturage.
  • Choisir des ressources et des manuels d’occasion ou numériques.

L’université, les programmes techniques, les formations professionnelles, les écoles de métiers : tous les parcours peuvent mener à une carrière et à une vie réussies. D’ailleurs, même si le prix des études supérieures peut faire peur, le plus sûr moyen de s’enrichir est encore de s’instruire11. Comme quoi les études ne doivent pas être considérées comme une dette ou une dépense, mais comme un investissement dans l’avenir de votre enfant.

Ne laissez pas les subventions vous filer entre les doigts!

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Foire aux questions (FAQ)

Quel est le meilleur moment pour commencer à épargner pour les études de mon enfant?

Vous pouvez commencer à cotiser dès sa naissance. Vous profiterez ainsi au maximum des subventions et autres avantages fiscaux liés au REEE. Si votre enfant est déjà grand (ça passe tellement vite!), il n’est peut-être pas trop tard pour ouvrir un REEE. Comme il est possible de rattraper les subventions inutilisées des années passées12, l’épargne-études peut quand même s’avérer avantageuse.

Prenez rendez-vous avec une conseillère ou un conseiller en REEE chez Kaleido pour en discuter.

Combien dois-je cotiser pour obtenir toutes mes subventions?

Pour profiter au maximum des subventions gouvernementales offertes avec le REEE, il est conseillé d’y verser 2 500 $ par année13, ou jusqu’à 5 000 $ si vous souhaitez récupérer des subventions inutilisées des années passées. Le plafond de cotisation subventionnable est de 36 000 $ à vie par bénéficiaire.

Qu’arrive-t-il avec mon REEE si mon enfant ne fait pas d’études postsecondaires?

Dans ce cas, il sera possible de transférer les fonds à un autre bénéficiaire, d’encaisser votre capital et les intérêts cumulés, ou de les réinvestir dans un autre régime d’épargne. Le choix vous appartiendra.

Apprenez-en plus sur les différentes options qui s’offrent à vous dans notre article de blogue « Mon enfant arrête ses études : quoi faire avec son REEE? ».

Est-ce que je peux utiliser un REEE si mon enfant veut étudier à l’étranger?

Absolument. Nos REEE permettent à votre bénéficiaire de poursuivre ses études postsecondaires à l’extérieur du Canada s’il le désire. Le versement des PAE se fera selon les critères établis par la Loi de l’impôt sur le revenu (Canada), sous réserve des risques de placement et des frais applicables.

Notes légales

1. Institut de la statistique du Québec, Le Québec chiffres en main 2025.

2. Coût pour terminer deux années de cégep et trois années d’université au Québec, logement inclus. Augmentation annuelle de 2,1 % sur les frais de subsistance et de 3,45 % sur les frais de scolarité. Sources : ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Famille, Statistique Canada et Société canadienne d’hypothèques et de logement.

3. Coût pour terminer deux années de cégep et trois années d’université au Québec. Augmentation annuelle de 3,45 % sur les frais de scolarité. Sources : ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et Statistique Canada.

4. Radio-Canada, « Plus facile pour les urbains d’aller à l’université », 5 septembre 2025.

5. Coût pour terminer trois années de cégep. Augmentation annuelle de 3,45 % sur les frais de scolarité. Logement inclus et augmentation annuelle de 2,1 % sur les frais de subsistance pour les étudiants et étudiantes qui se trouvent à l’extérieur du domicile familial. Sources : ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Famille, Statistique Canada et Société canadienne d’hypothèques et de logement.

6. Coût pour terminer une année d’études professionnelles. Augmentation annuelle de 3,45 % sur les frais de scolarité. Logement inclus et augmentation annuelle de 2,1 % sur les frais de subsistance pour les étudiants et étudiantes qui se trouvent à l’extérieur du domicile familial. Sources : ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Famille, Statistique Canada et Société canadienne d’hypothèques et de logement. 

7. Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) de 20 à 40 %. Selon le revenu net familial rajusté. Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) de 10 à 20 %. Selon le revenu net familial rajusté. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus à kaleido.ca.

8. Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) de 20 à 40 % et Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) de 10 à 20 % (Québec seulement). Selon le revenu net familial rajusté. Le montant maximum annuel versé en SCEE est de 600 $ et de 300 $ en IQEE. Le montant maximal versé à vie par bénéficiaire est de 7 200 $ en SCEE et de 3 600 $ en IQEE. Bon d’études canadien (BEC) pouvant atteindre 2 000 $ par bénéficiaire, pour un enfant né après le 31 décembre 2003 et dont la famille est financièrement admissible. Certaines conditions s’appliquent. Consultez nos prospectus.

9. Les résultats présentés constituent une illustration uniquement et ne sont pas une garantie pour la performance future du plan IDEO+ choisi.

10. Programme canadien pour l’épargne-études, « Évaluation de l’impact de la SCEE », 2023.

11. Le Devoir, « Faire des études supérieures vaut la peine, malgré les perspectives d’emploi », 15 septembre 2025.

12. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus.

13. Tout montant investi excédant 2 500 $ ne sera pas subventionné par le gouvernement, à moins d’avoir des droits de cotisation au titre de subventions inutilisés. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus.

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