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Aider un jeune à persévérer à l’école : des gestes qui comptent

Blogue de Kaleido

Écrit par : Kaleido

Tous
13 février 2026

Chaque mois de février, la semaine de la persévérance scolaire nous rappelle que chaque petit geste peut influencer le parcours d’un jeune. Encouragements, routines, activités stimulantes, soutien financier : plusieurs actions peuvent nourrir sa motivation et l’aider à se projeter vers les études postsecondaires.

Au Québec, les efforts collectifs ont porté leurs fruits au cours des dernières années : le taux de diplomation, sept ans après l’entrée au secondaire, est passé de 76 à 84 % entre 2013 et 2023. L’année 2023-2024 montre toutefois un léger recul de 2 %, qui rappelle l’importance de poursuivre le travail entrepris.

En effet, 82 %1 des élèves de la cohorte de 2017-2018 ont obtenu leur diplôme ou une qualification sept ans après leur entrée au secondaire.

« Comme parents, notre soutien et nos attitudes sont déterminants dans le sentiment de compétence et la motivation de nos enfants », estime Isabelle Grenier, présidente et cheffe de la direction de Kaleido. « Cette première baisse en 16 ans nous rappelle aussi que nous devons, en tant que société, continuer à parler de persévérance scolaire et poursuivre nos efforts afin que nos jeunes avancent avec confiance vers l’avenir. »

5 gestes pour contribuer en tant que parents

Votre enfant a besoin de bien plus que de bonnes notes pour persévérer à l’école. Sa capacité à gérer ses émotions, à croire en lui, à demander de l’aide ou à rebondir après un défi influence grandement sa motivation. En renforçant ces compétences émotionnelles, vous lui offrez donc des bases solides pour avancer avec confiance.  

Les parents jouent un rôle essentiel dans la motivation scolaire – parfois plus que vous ne le pensez. Plusieurs gestes simples permettent de valoriser la persévérance scolaire au quotidien et peuvent faire une vraie différence dans le parcours de votre enfant : 

  1. Encouragez-le régulièrement : reconnaissez ses efforts, soyez à l’écoute et nourrissez son estime personnelle. Cela lui donnera envie de continuer, même quand c’est difficile. 
  2. Créez un environnement familial rassurant : des routines stables, un climat calme et un petit coin pour étudier l’aideront à se concentrer et à développer de bonnes habitudes. 
  3. Impliquez-vous dans sa vie scolaire : montrez-lui que vous l’accompagnez dans son parcours en participant aux rencontres, en suivant ses progrès et en gardant un bon lien avec ses enseignants. 
  4. Favorisez des relations positives à l’école : un adulte significatif – une enseignante ou un coach, par exemple – peut devenir un repère précieux et un moteur de motivation pour votre enfant. 
  5. Incitez-le à participer à des activités parascolaires : le sport, les arts et l’engagement communautaire renforceront son estime de soi et lui permettront de découvrir ses forces et de se sentir bien à l’école. 

L’importance d’aider votre jeune à se projeter vers l’avenir

Un jeune qui arrive à se voir dans l’avenir sera naturellement plus motivé dans le présent. En ayant des discussions sur ses passions, les métiers qui l’inspirent, les programmes d’études possibles ou encore les forces qu’il possède, vous l’aiderez à donner un sens concret à ses efforts d’aujourd’hui. Et plus son projet deviendra concret, plus il trouvera l’énergie de persévérer. 

« Cette vision d’avenir n’est pas qu’une idée abstraite : elle repose sur des avantages bien réels », souligne Mélanie Kéroack, directrice générale chez Éducaide, un organisme qui soutient des jeunes issus de milieux moins favorisés afin de les encourager à persévérer dans leur parcours scolaire. 

Une étude commandée par le Réseau québécois pour la réussite éducative (RQRE) montre effectivement que l’obtention d’un diplôme d’études postsecondaires ouvre des portes tout au long de la vie. Le taux d’emploi augmente avec le niveau de scolarité, et celui-ci confère un avantage salarial significatif chez les adultes de 25 à 64 ans au Québec. Sur une vie entière, cela représente des revenus supplémentaires allant de 340 000 $ pour un DES à plus de 1,3 million de dollars pour un baccalauréat2.  

Appuyer ses ambitions avec un soutien financier

Se projeter vers l’avenir, c’est important… mais savoir qu’un soutien financier existe pour rendre cet avenir possible, ça change tout. Pour bien des jeunes, l’anxiété liée au coût des études postsecondaires peut devenir un frein. À l’inverse, le fait de sentir qu’un filet de sécurité – même modeste – est en place peut rendre leurs projets plus réalistes et accessibles. 

« Lorsqu’on y ajoute un coup de pouce comme l’épargne‑études, on crée un puissant moteur d’engagement. Un REEE n’est pas seulement un outil financier : c’est un message fort envoyé à votre enfant. Un message qui dit : “Ton avenir compte, et on le prépare avec toi” », fait valoir Isabelle Grenier, de Kaleido. 

Et ce soutien ne repose pas uniquement sur vos efforts financiers : grâce aux subventions gouvernementales offertes avec le régime enregistré d’épargne-études (REEE), votre épargne peut augmenter de 30 à 60 %3. Pour plusieurs parents, ces subventions rendent les études postsecondaires vraiment envisageables.   

Des progrès… mais les inégalités persistent

Au Québec, l’écart de diplomation entre les jeunes issus de milieux favorisés et défavorisés s’est graduellement réduit au cours des dernières années, avant de s’agrandir à nouveau en 2023-2024.  

Malgré cette tendance globale qui veut que davantage de jeunes de tous les milieux soient parvenus à obtenir leur diplôme ou une qualification, cela nous indique que le taux de décrochage demeure fortement lié à la défavorisation. Et selon un rapport de l’Observatoire québécois des inégalités publié en novembre 2025, la lutte contre le décrochage a stagné ces dernières années.  

Ce constat souligne l’importance de maintenir nos efforts collectifs pour soutenir la réussite de tous les jeunes, peu importe leur réalité socioéconomique. 

Ensemble, faisons une vraie différence

Chose certaine, la persévérance scolaire se construit grâce à une multitude de petits gestes : encourager, écouter, créer un climat rassurant, parler d’avenir, offrir un soutien financier accessible... Malgré les défis et les inégalités qui persistent, chaque action posée par un parent, un proche ou un adulte significatif peut renforcer la motivation d’un jeune et l’aider à croire en ses possibilités.

« Chaque enfant porte une volonté immense d’avancer, même lorsque les conditions sont difficiles. Notre rôle est de reconnaître cette persévérance, de réduire les obstacles qui se dressent devant eux et de nourrir leur confiance. Quand on leur donne les moyens de croire en leurs rêves, ils trouvent la force de les réaliser », conclut Mélanie Kéroack, d’Éducaide.

Chaque geste compte. Et le prochain peut venir de vous!  Joignez-vous au mouvement du 16 au 20 février 2026, et soulignez avec nous la 22e édition des Journées de la persévérance scolaire.

Notes légales

1. Vitrine statistique sur les jeunes de 15 à 29 ans (gouvernement du Québec), « Taux de diplomation et de qualification 7 ans après l’entrée au secondaire ».

2.  Lepage, P. et Gaudreault, M. (2025). Les bénéfices de la persévérance scolaire – Analyses régionales de gains individuels associés à l’obtention d’un diplôme. ÉCOBES – Recherche et transfert, Cégep de Jonquière.

3. Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) de 20 à 40 %, et Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) de 10 à 20 %, selon le revenu net familial rajusté. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus sur Kaleido.ca.