Retour à Notre blogue

REEE, REER ou CELI : quel compte choisir pour votre famille?

Blogue de Kaleido

Écrit par : Kaleido

Tous
12 février 2026

Entre les études des enfants, la retraite et les imprévus, le REEE, le REER et le CELI ont tous un objectif bien précis pour répondre aux projets de vie de votre famille. Choisir le bon compte d’épargne dépendra donc de la combinaison unique de vos besoins et des avantages fiscaux offerts par chaque régime.

On le sait, jongler avec les différents acronymes financiers peut donner le vertige! Pour commencer, imaginez que vous êtes en train d’organiser les vacances : vous devrez savoir combien de temps vous partirez (l’horizon de placement), et quelle sera votre destination (les études des enfants, la retraite, un projet de maison, etc.). Cela vous aidera à déterminer par quoi commencer, et ce que vous devrez emporter avec vous (le type de placement).

Voici donc les principales différences entre ces comptes d’épargne pour vous aider à prendre la bonne décision... et faciliter votre planification financière familiale.

Coup d’œil sur les trois options d’épargne les plus communes

Pour déterminer quel régime est le mieux adapté à votre situation, il y a différentes caractéristiques à prendre en considération. Voici un tableau comparatif pour vous permettre d’y voir plus clair entre le régime enregistré d’épargne-études (REEE), le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) et le compte d’épargne libre d’impôt (CELI).

 

Comparaison sommaire des trois régimes d’épargne

 

REEE

REER

CELI

Année de création 1974 1957 2009
Objectif principal Études postsecondaires Retraite Projets divers
Subventions Jusqu’à 12 800 $1 par enfant    
Croissance à l’abri de l’impôt
Déduction d’impôt    
Plafond de cotisation annuel Aucune limite annuelle (maximum de 50 000 $ à vie par enfant).
Pour les subventions : limite de 2 500 $ par an et de 36 000 $ à vie.
Le moindre entre 18 % du dernier revenu annuel ou 33 810 $ pour 2026 7 000 $ pour 2026 (ou 109 000 $ si vous cotisez depuis 2009)
Droits de cotisation inutilisés
Rattrapage des subventions possible jusqu’à concurrence de 2 500 $ par an

S’accumulent depuis votre première déclaration de revenus. Reportés jusqu’au 31 décembre de l’année de vos 71 ans.

S’accumulent depuis 2009 ou l’année de vos 18 ans. Reportés jusqu’au décès.
Imposition lors des retraits Cotisations non imposables.
Subventions et revenus imposables pour le bénéficiaire.
100 % imposable2 Aucune

REEE : le coup de pouce imbattable du gouvernement

En 2026, le régime enregistré d’épargne-études est encore le moyen le plus efficace d’accumuler un capital pour vous et vos enfants, puisque les gouvernements du Canada et du Québec financent une partie de leurs futures études. « Grâce à la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) et à l’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE), votre investissement peut être bonifié de 30 à 60 %3. Aucun autre placement ne peut garantir un tel retour, sans oublier que ces sommes vont aussi générer des rendements à l’abri de l’impôt », explique Julie St-Cyr, planificatrice financière et directrice des ventes et du développement des affaires chez Kaleido. 

  • Les subventions et les rendements seront remis sous forme de paiements d’aide aux études (PAE) à votre bénéficiaire, qui devra ajouter ces montants à sa déclaration de revenus pour l’année au cours de laquelle ils lui auront été versés. 
  • En tant que souscriptrice ou souscripteur, les cotisations vous appartiennent, et leur retrait lors des études postsecondaires de votre bénéficiaire sera non imposable. Vous pourrez les remettre à votre enfant, financer des projets personnels ou rattraper des droits de cotisation REER inutilisés, par exemple.  

Attention, vous avez jusqu’à la fin de l’année civile des 17 ans de votre ado pour toucher le maximum de subventions, si les conditions préalables sont remplies. Vous devez notamment avoir cotisé dans un REEE avant ses 15 ans 

Combien pourrait vous rapporter un REEE?

Obtenez une estimation personnalisée selon l’âge de votre enfant et vos mensualités anticipées en quelques secondes seulement.

Faites le calcul

REER : réduire votre facture d’impôt

De son côté, le régime enregistré d’épargne-retraite reste l’outil de prédilection pour préparer vos vieux jours. Le principal avantage de cotiser dans un REER à court terme est la déduction d’impôt : votre revenu imposable sera réduit du même montant que votre cotisation, ce qui peut entraîner une réduction de l’impôt à payer, voire un remboursement. En revanche, les sommes retirées d’un REER seront pleinement imposables, mais au moment de leur décaissement seulement, au taux marginal de l’année du retrait.  

Notez que les sommes détenues dans un REER permettent également de :  

CELI : le « couteau suisse » de votre épargne

Le compte d’épargne libre d’impôt permet lui aussi de faire fructifier votre argent à l’abri de l’impôt. Voyage, fonds d’urgence, rénovations : le CELI offre une belle flexibilité pour financer divers projets à court, moyen ou long terme. Les cotisations ne sont ni subventionnées, ni déductibles, mais l’argent que vous retirez n’est pas imposable non plus.

CELIAPP : le petit nouveau en épargne pour l’accès à la propriété

En place seulement depuis avril 2023, le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) est vite devenu un incontournable pour aider les jeunes familles à épargner pour l’achat d’une première maison ou d’un premier condo. Sa stratégie fiscale combine les avantages du REER (déduction d’impôt) et du CELI (retrait non imposable et rendements à l’abri de l’impôt), en plus de vous permettre de :  

  • cotiser jusqu’à 8 000 $ par an (maximum de 40 000 $ à vie); 
  • coordonner son retrait avec le RAP du REER, ce qui vous offre un plus grand pouvoir d’achat. 

Quelle sera la valeur d’un investissement de 5 000 $ dans 17 ans?

Afin de bien démontrer l’impact entre les différents avantages propres au REEE, au REER et au CELI, nous avons comparé un investissement de 5 000 $ sur 17 ans, avec un rendement de 5 %, pour une personne résidant au Québec.

Combien vaudront 5 000 $ selon votre choix d’épargne

  REEE REER CELI
Cotisation 5 000 $4 5 000 $ 5 000 $
Subventions 1 500 $5 0 $ 0 $
Retour d’impôt 0 $ 1 806 $6 0 $
Capital investi 6 500 $ 6 806 $ 5 000 $
Rendement 5 % 5 % 5 %
Horizon de placement 17 ans 17 ans 17 ans
Capital à échéance 14 729 $ 14 425 $ 11 330 $
Impôt sur retrait 0 $7 -3 828 $8 0 $
Solde net accumulé à échéance 14 729 $ 10 597 $ 11 330 $

À rendement et horizon égaux, le REEE s’avère le plus avantageux, avec une valeur de 14 729 $, surpassant ainsi le REER et le CELI grâce à l’impact immédiat des subventions gouvernementales. Rappelez-vous : il sera toujours temps de récupérer plus tard les cotisations inutilisées au REER ou au CELI au moment de retirer vos cotisations du REEE!

  • Évidemment, les résultats varient selon le taux d’imposition et la situation de chaque personne. Si vous souhaitez poursuivre la comparaison de votre côté, l’Institut de planification financière offre un calculateur qui permet de mettre en parallèle ces trois placements ainsi qu’un remboursement anticipé d’hypothèque. 

Ne pas oublier le REEI pour des cas spécifiques

Moins connu que les régimes précédents, le Régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI) est crucial si un membre de votre famille vit avec une limitation donnant droit au crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH). Avec des subventions pouvant atteindre 3 500 $ par an, c’est un outil d’inclusion financière puissant qui vise à assurer la sécurité financière à long terme d’une personne handicapée

  • Pour y souscrire, votre bénéficiaire doit avoir un numéro d’assurance sociale valide, résider au Canada et avoir moins de 60 ans.  

Faire le bon choix : une question d’équilibre

Si on retourne au point de départ et à nos vacances, aussi bien dire que le REEE est votre billet d’avion payé en partie par le gouvernement, le REER votre fonds de réserve pour une longue expédition, et le CELI votre coussin de sécurité flexible. 

« Dans tous les cas, rappelez-vous que votre situation est unique! Si vous avez de jeunes enfants – même si l’adolescence frappe à la porte! –, il est toujours judicieux de vous renseigner auprès de spécialistes en finances ou en épargne-études avant de prendre une décision d’investissement pour l’avenir de votre famille », avise Julie St-Cyr. 

Foire aux questions (FAQ)

Que se passe-t-il avec mon REEE si mon enfant ne fait pas d’études postsecondaires?

Si votre bénéficiaire ne fait pas d’études postsecondaires, trois options s’offrent à vous :  

  1. Patienter, puisque la durée de vie d’un REEE est de 35 ans après son ouverture. Ça laisse le temps à votre enfant – devenu adulte – de réévaluer son choix de carrière ou de se perfectionner dans son domaine! 
  2. Transférer son REEE à un autre bénéficiaire9. 
  3. Récupérer votre investissement et ses rendements sous forme de paiements de revenu accumulé (PRA)9, puis les transférer à votre REER, par exemple. Les subventions, elles, devront être retournées au gouvernement. 

Apprenez-en plus sur vos options dans l’article « Mon enfant arrête ses études : quoi faire avec son REEE? ». 

Quoi prioriser entre le REER et le REEE?

Puisque les études postsecondaires de vos enfants arriveront sans doute avant vos projets de retraite, il est généralement recommandé de prioriser d’abord le REEE comme solution d’épargne lorsqu’on a des enfants. Toutefois, l’un n’empêche pas l’autre. Selon vos revenus et vos priorités personnelles, vous pouvez également maximiser les avantages fiscaux du REEE (subventions) et du REER (déduction d’impôt) en faisant travailler le même argent dans les deux régimes.  

  • Stratégie 1 : prioriser le REEE pendant que votre enfant est jeune, puis réinvestir les cotisations récupérées lors du retrait pour les études postsecondaires dans le REER.  
  • Stratégie 2 : cotiser d’abord au REER, puis réinvestir le remboursement d’impôt subséquent dans le REEE.  

Apprenez-en plus sur ces deux stratégies sur la page « Quel investissement peut être le plus avantageux entre le REEE et le REER? ». 

Notes légales

1. Le montant maximum versé à vie par bénéficiaire est de 7 200 $ en Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) et de 3 600 $ en Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE). Bon d’études canadien (BEC) pouvant atteindre 2 000 $ par bénéficiaire, pour un enfant né après le 31 décembre 2003 et dont la famille est financièrement admissible. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus sur Kaleido.ca.

2. À l’exception des retraits effectués dans le cadre du régime d’accession à la propriété (RAP) ou du régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP). Ceux-ci devront être remboursés dans un délai de 15 ans pour le RAP et de 10 ans pour le REEP, à défaut de quoi le montant sera ajouté au revenu imposable.

3. Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) de 20 à 40 %, et Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) de 10 à 20 %, selon le revenu net familial rajusté. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus à kaleido.ca. 

4. Représente le maximum de 2 500 $ en cotisations annuelles, auquel s’ajoute un maximum de 2 500 $ pour récupérer des droits de subventions non utilisés.

5. Subvention de 30 % (20 % en SCEE et 10 % en IQEE au Québec) sur un maximum de 5 000 $, considérant que le ou la bénéficiaire a des droits inutilisés aux subventions et ne dépasse pas le plafond de cotisations admissibles. Ne tient pas compte des subventions additionnelles pour les familles à faible ou moyen revenu.

6. Calculé selon le taux d’imposition marginal actuel de 36,12 %.

7. Lors du retrait pour les études postsecondaires, la personne qui souscrit au REEE pourra retirer son capital libre d’impôt, tandis que le ou la bénéficiaire ajoutera à ses propres revenus les montants reçus des paiements d’aide aux études (PAE).

8. Calculé selon un taux d’imposition marginal de 26,53 % au décaissement.

9. Certaines conditions s’appliquent. Consultez notre prospectus sur Kaleido.ca.